Vernissage à Kyoto
je tourne en rond, tu tournes en rond, nous tournons en rond etc...
Alors que je me dis que tant qu'à tourner en rond autant aller tourner dans le village et faire mes courses Takuro Kuwata san, je n'ai pas compris encore quel est son prénom, me propose de venir avec lui et quelque autres à un vernissage d'ami...s ? un ou plusieurs, les japonais ignorant le pluriel c'est difficile à dire.
Évidement je saute sur l’occasion.
Il s'agit de Kenji Gomi,Taro Tabuchi et Kozo Takeuchi. L'expo s'appelle "Walk on the wild side", au Japon aussi on aime les titres d'expo en anglais !
J'ai même cherché des sites où vous pouvez voir de qui il s'agit.
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Japanese Ceramist: Taro Tabuchi
Delicate porcelain vessels made by Taro Tabuchi in his hand built wood fired kiln. Taro Tabuchi enjoys the tactile nature of clay, and like a child likens it to "playing with mud". This is no ...
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Passion Céramique: "Vestiges", expo de Kozo Takeuchi - Galerie Hélène Porée
Du 1er décembre au 31 décembre 2011 Kozo Takeuchi, artiste Japonais à la production multiple. Il passe de la céramique utilitaire, aux vases et objets sculptures. Cette exposition présente cer...
http://passion-ceramique.blogspot.jp/2011/12/vestiges-expo-de-kozo-takeuchi-galerie.html
Vous connaissez peut être son travail, il a exposé plusieurs fois en France.
Le plus intéressant dans cette sortie était pour moi d'être entièrement avec des japonais, dans une voiture qui roule du mauvais côté de la route à essayer de comprendre un mot par ci par là, à tenter des phrases en japonais pour voir si on me comprend et à déchiffrer des caractères sur les panneaux.
Ne me faites pas dire que les expositions de céramique ne m' intéressent pas, aujourd'hui j'ai même poussé le vice jusqu'à assister à la "lecture" de Kobayasi sensei pendant laquelle j'ai quand même failli m'endormir...Vous vous souvenez ? Le céramiste qui m'expliquait comment monter rond, marui ...
Sugiyama san, membre de la direction, me traduit de temps en temps quelques phrases.
Après une formation de peintre Koyabasi san a travaillé dans différents endroits au Japon et s'est installé à Shigaraki il y a déjà longtemps. Il cuit en anagama, four dont il apprécie les qualités par rapport à des pratiques plus économiques, cuissons au kérozène, au charbon ou à l'électricité et à plus basse température. J'ai été touchée quand il a dit que cette résidence à tougei no mori, littéralement "la forêt de la céramique" ce qui est le nom japonais de "ceramic cultural parc", où il est artiste invité , lui permet de se retourner sur lui même , de se poser la question de savoir pourquoi il fait de la céramique, car dans son quotidien il est pris par la nécessité de produire et de " make monney"; j'adore la brutalité quelque peu vulgaire de cette expression très américaine qu'emploie mon traducteur.
Ici, au Japon, la céramique a certes une place privilégiée, par contre aucun problème pour faire de l'utilitaire, de la commande en série ou non et des sculptures ou des pièce uniques plus personnelles en même temps.
Voilà quelques photos du travail de Kobayasi Yucho san dans l'atelier : le plan des deux gros pots , le rouleau avec des repères à l’intérieur des pièces pour être droit, sur l'étagère , d'autres pièces déjà cuite et crues. Elles sont sculptées dans la masse après avoir été montées au colombin puis reprise sur le tour que vous pouvez aussi voir. C'est le seul tour japonais à l'ancienne les autres sont des shimpo comme chez nous !
Diner tardif dans un restaurant de type économique ou l'on sert des sortes d' omelettes-galettes à tout ce qu'on veut mais quoi ? Elles sont posées sur une plaque chauffante au milieu de la table ; la mienne est bonne il y a du chou dedans, deux ou trois crevettes bien cachées et une sorte de cresson dessus.
Sur la photos je vous présente mon vieux vélo grinçant qui devenu mon fidèle copain de balade. Eh oui, après cette escapade hier, les courses il a bien fallu que je les fasse aujourd'hui.
Si jamais parmi ceux qui me lisent il y en a qui vont partir pour Shigaraki, j'ai un super chemin pour aller au village. Ce n'est pas plus long, çà monte beaucoup moins et çà passe en pleine nature.
Partez en sens inverse le long de la grand route, prenez à droite dès que possible par la petite route jusqu'au passage à niveau, si vous loupez le premier (Un bonze rigolo- il ne faut pas aller tout droit- indique la route à suivre mais ensuite Il faut prendre tout de suite à droite au tournant plutôt que tout droit), le deuxième passage à niveau n'est pas très loin et vous verrez les potagers. Au voyage suivant vous aurez compris.
Suivez la route , le bonze rigolo le doigt pointé indique la bonne direction, celle du temple, toujours le même. Après le temple, continuez le long de la rivière jusqu'au prochain passage à niveau, vous arrivez au pont où est posé le vélo, le drug store et le super marché sont juste en face, et vous avez évité la grande route, rien ne vous empêche de revenir par le même chemin.
J'ai remarqué que, bien que beaucoup travaillent, le dimanche est quand même férié au Japon : il y avait plein de gens en promenade et , entre autre, des gens qui photographiaient le fameux pin, c' était donc bien le bon, je vous ai aussi fait des photos. Il est si grand que ce n'est pas possible de l'avoir en entier.
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